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Travail, psychanalyse et théorie critique

Publié le 27 mars 2017 Mis à jour le 5 avril 2017

Ce colloque a pour objectif de faire se rencontrer et dialoguer, le cas échéant engager un travail commun plus durable entre des chercheurs et praticiens dans les domaines de la philosophie et de la psychanalyse qui articulent dans leurs travaux, dans une perspective d’histoire des idées ou d’analyse du présent historique, les apports de la Théorie critique, de la psychanalyse et des théories du travail.

Date(s)

du 20 avril 2017 au 21 avril 2017

Lieu(x)
Jeudi 20 avril : Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Amphithéâtre Sainte-Barbe, 4 rue Valette, 75005 Paris
Vendredi 21 avril : Université Paris Nanterre, bâtiment W, salle de séminaire 2
Depuis Adorno, Horkheimer et Marcuse jusqu’à Honneth en passant dans une certaine mesure par Habermas, la Théorie critique de l’École de Francfort s’est définie par une réflexion sur l’articulation possible entre marxisme et psychanalyse, autrement dit entre une théorie de la société qui accorde une place centrale à l’activité de travail et une théorie de l’économie psychique. La manière dont l’École de Francfort a discuté de la question du travail a produit des effets dans le domaine de la psychanalyse comme dans les théories contemporaines du travail, et est aujourd’hui au cœur des élaborations de la psychodynamique du travail. Ce colloque se donne un double objectif : d’une part, retracer l’apport de la théorie critique francfortoise depuis ses débuts sur la question du travail et évaluer l’usage qu’elle a pu faire de la psychanalyse, afin de faire le bilan de la théorie critique aujourd’hui ; d’autre part, examiner les modalités d’une coopération interdisciplinaire entre philosophes, sociologues et psychanalystes sur la question du travail dans une perspective critique.

Le colloque cherche à questionner précisément la manière dont

– la Théorie critique a fait usage de la psychanalyse pour élaborer une conception critique du travail et inversement s’est saisie des problèmes de l’aliénation et de l’émancipation du travail pour élaborer une lecture critique de la psychanalyse

– la psychanalyse (et ses différentes écoles, freudienne et néo-freudienne mais aussi lacanienne et plus récemment les théories de la relation d’objet) a traité les apports de la théorie du travail et de la Théorie critique

– les théories du travail, et notamment la psychodynamique du travail, ont cherché à articuler de manière étroite psychanalyse et théories critique de l’aliénation et de l’émancipation pour renouveler leurs conceptions du travail.

Organisation :
Alexis Cukier (Université Paris Nanterre), Christophe Dejours (CNAM – Université Paris 5), Katia Genel (CHSPM, Université Paris 1) et Duarte Rolo (Université Paris 5)

Programme :
Jeudi 20 avril 2017 : 9h-17h
Amphithéâtre Sainte-Barbe, 4 rue Valette, 75005 Paris

Matinée : « Travail et psychanalyse : quelles articulations dans l’histoire de la théorie critique ? »
Olivier Voirol (Université de Francfort) : Le travail de la culture. Retour sur Marcuse
Duarte Rolo (Université Paris 5) et Alexis Cukier (Université Paris Nanterre) : Travail et subjectivité : Adorno et Honneth au prisme de la psychodynamique du travail
Discussion : Christophe Dejours (CNAM)

Après-midi : « Théorie du sujet, travail et émancipation »

Jean-Philippe Deranty (Université Macquarie, Sydney) : Travail du négatif et travail productif : quelle place pour le travail dans les théories critiques contemporaines ?
Claire Pagès (Université de Tours) : Contribuer à une pensée critique du travail à partir des théories psychanalytiques du cadre et de l’ambiguïté (J. Bleger, S. Amati-Sas)
Marlène Jouan (Université de Grenoble) : Ce qui compte comme travail : la distinction entre travail reproductif et travail productif au prisme de la circulation transnationale de la gestation pour autrui
Discussion : Robin Celikates (Université d’Amsterdam)


Vendredi 21 avril 2017 : 14h-17h30
Université Paris Nanterre, Amphithéâtre du bâtiment Max Weber
Après-midi : « Psychanalyse et théorie critique : quelle réception et quels dialogues possibles aujourd’hui ? »
Hélène Tessier (Université St-Paul, Ottawa) : Entre intersubjectivité et sexualité infantile : anthropologies psychanalytiques et pensée de l’émancipation
Monique David-Ménard (Université Paris Diderot) : Comment Lacan lisait Marx
Stéphane Haber (Université Paris Nanterre) : Différents usages possibles de la théorie dite de la “relation d’objet”
Discussion : Katia Genel (Université Paris 1)

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Mis à jour le 05 avril 2017