• Manifestations scientifiques,

Théoriser le politique face à l’expérience soviétique

Publié le 3 mars 2017 Mis à jour le 4 avril 2017
Date(s)

du 3 avril 2017 au 4 avril 2017

Lieu(x)
Maison « Max Weber »
Amphithéâtre
La pensée politique occidentale du 19e siècle a pour une large part constitué une réaction à la Révolution française et à ses suites. À l’époque, la force surprenante de l’événement avait entraîné la réflexion dans des directions nouvelles, où il s’agissait d’interroger les sources de cette rupture, d’expliquer l’évolution qui l’a suivie, d’envisager les conditions d’une résolution des crises dont elle témoignait. De la même façon, la réflexion sur les événements de 1917, puis la trajectoire de l’Union Soviétique, du léninisme à la violente dérive stalinienne et à l’embourbage brejnévien, a contribué à remodeler la théorie politique, mais aussi plus généralement à enrichir les façons de concevoir le social et l’Histoire. Des concepts originaux (dégénérescence post-révolutionnaire, totalitarisme, bureaucratie, capitalisme d’État…) ont ainsi vu le jour ou été réactivés pour affronter les faits nouveaux que l’URSS imposait au monde. Cette réflexion a également contribué à transformer la pensée marxiste, désormais confrontée à une expérience qui, pour le meilleur et pour le pire, se réclamait de principes qu’elle-même défendait.

Loin de toute prétention à l’exhaustivité, ce colloque vise à explorer certaines configurations intellectuelles remarquables nées de la révolution russe. Quelles idées et quelles manières nouvelles de penser le politique et le social se sont articulées en fonction de l’exigence d’interpréter ce qui se passait avec le bolchevisme au pouvoir ?


Programme

Lundi 3 avril 2017

1er atelier – Construire la révolution : 1917 et ses marges
(9h30 – 10h50)

Présidence : Paul Guillibert

Accueil – 9h

Ouverture du colloque : 9h20

9h30 Matthieu Renault : Lénine décolonial

9h55 Claire Thouvenot : L’avant-garde russe après 1917 : la question de la socialisation de l’esthétique

10h20 Discussion

10h50 Pause

2e atelier – Penser la révolution : 1917 et la philosophie politique
(11h10-12h30)

Présidence : Paul Guillibert

11.10 Yohann Douet : Contre-pouvoir, anti-pouvoir et double pouvoir : réflexions gramsciennes sur la nature de la révolution communiste

11.35 Ninon Grangé : Carl Schmitt : entre matérialisme caché et marxisme augmenté

12.00 Discussion

12. 30 Pause déjeuner

 
3e atelier – Produire la révolution : 1917 et l’économie politique
(14h – 15h20)

Présidence : Claire Thouvenot

14h00 Laurent Baronian : La NEP, Keynes et la crise du marxisme.

14h25 Paul Guillibert : Le développement inégal et combiné selon l’Histoire de la révolution russe de Trotsky

14h50 Discussion

15h20 Pause

4e atelier – Réfractions de l’expérience soviétique
(15h40 – 17h)

Présidence : Claire Thouvenot

15h40 – Nestor Capdevila : L’Union soviétique entre utopie et idéologie

16h05 – Stéphane Haber : L’Union soviétique dans les théories du système-monde

16h30 – Discussion

17h – Fin de la journée

Mardi 4 avril 2017

5e atelier – Terminer la révolution : des critiques de l’URSS
(9h20-10h40)

Présidence : Stéphane Haber

9h20 – Jean-Numa Ducange : Otto Bauer et Karl Kautsky sur la nature de l’URSS : regards croisés de deux marxistes germanophones

9h45 – Alexandre Féron : Sartre et la question du devenir stalinien de la Révolution russe et du marxisme.

10h10 – Discussion

10h40 – Pause

6e atelier – Relire la révolution : politique et théorie de l’histoire
(11h – 12h45)

Présidence : Stéphane Haber

11h – Frédéric Monferrand – Politique et ontologie: Lukács et Negri lecteurs de Lénine

11h25 – Nicolas Poirier : Quand l’émancipation se renverse en son contraire : expérience révolutionnaire et philosophie de l’histoire

11h50 – Patrick Massa : Le Lénine, les paysans, Taylor de Robert Linhart. Une relecture de la révolution bolchévique à la lumière de l’expérience maoïste

12h15 – Discussion

12h45 – Fin de la journée

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Mis à jour le 04 avril 2017